Soutien aux Inculpés de La Réunification
Trois
militants bretons, Hubert, Régis et Thomas, ont été jugés ce vendredi 23 novembre 2007 pour avoir « dans la nuit du 19 au 20 avril déboulonné les panneaux ''avenue'' et ''place Olivier
Guichard'' et barbouillé une stèle ''Olivier Guichard'' à Assérac et La Baule en Loire-Atlantique ». Une amende sous forme de sursis pour chacun d'eux ainsi qu'une requalification des
faits ont été prononcées (les actes de dégradations et vols disparaissent) par le tribunal de Saint-Nazaire.
Skoazell Vreizh prendra en charge les frais juridiques liés à cette affaire. Vos dons sont les bienvenus.
Si Skoazell Vreizh se réjouit d'un tel dénouement pour les inculpés nous tenons également à souligner qu'encore une fois c'est bien la solidarité des bretons qui est venue au secours de militants bretons inquiétés par la justice française. Ce verdict « complaisant » est le résultat de cette solidarité. Elle démontre notre force et notre unité face à un état français obtus et peu conciliant avec le peuple breton présent sur son territoire politique.
La solidarité dont témoignent chaque jour les bretons est une arme redoutable contre laquelle l'état jacobin ne peut répondre. Il nous faut continuer à pouvoir s'appuyer sur cette valeur dont on peut être fier.
Nous comptons sur la solidarité de chacun d'entre vous, notamment en envoyant vos dons, de manière occasionnel ou en réalisant un versement mensuel à Skoazell Vreizh (Il n'y pas de « petits » dons, même les les plus minimes ont leur importance).
Trugarez deoc'h !
Jerom Bouthier Président de Skoazell Vreizh
C'est entre 60 et 70 personnes qui sont venues hier soutenir les Inculpés de la Réunification au Tribunal de Saint-Nazaire. Thomas, Régis et Hubert tiennent à remercier toutes les personnes et les organisations qui les ont soutenus. En particulier Skoazell Vreizh qui depuis quarante ans soutient financièrement et juridiquement les résistants Bretons victimes de la répression. Ils remercient aussi leur avocat Maître Le Moigne, qui les a admirablement défendus et a fait preuve d'un véritable militantisme.
Le parquet a eu bien du mal à tenir la salle d'audience tout acquise au soutien des inculpés et de la cause de la Réunification. Chaque témoin a su défendre et expliquer le caractère politique de l'acte, et l'inadmissible situation que constituent la partition de la Bretagne et la politique de « ligérisation » de la région PdL.
Quoique le procureur ait tenté de décrédibiliser la portée politique et démocratique de l'action de nos camarades, cette dimension ne pouvait être oubliée dans le verdict. Rappelons en effet que le Vice président du Conseil régional de Bretagne soutenait nos camarades, et que la conseillère régionale Naïg Le Gars est venue témoigner en leur faveur. Ceci témoigne évidemment du réel problème démocratique que posent la partition de la Bretagne et l'action du Conseil Régional de PdL.
Le verdict du juge requalifiant le motif d'accusation de « dégradation » en « inscription », témoigne de la prise en compte par le parquet de la situation sociale et politique que créent la partition de la Bretagne et la politique antidémocratique des PdL. La peine de 500 euros avec sursis constituant avant tout une peine de principe.
La mobilisation unitaire autour de ce procès nous a permis de gagner. Continuons, la lutte paie !

Le Conseil Culturel de
Bretagne* souhaite ici apporter son soutien aux trois personnes inculpées
Le comité de soutien aux Inculpés de la
Réunification tient à remercier toutes les personnes qui se sont déplacées pour la manifestation du 10 novembre à Saint-Nazaire. Entre 100 et 150 personnes ont pu voir une équipe de
« Barbouilleurs Volontaires » repeindre et coller des affiches sur la devanture de l’annexe régional des PdL située rue F. Arago, lors de cette action près de deux cents "Pays de la
Loire magazine" ont été "rendus" à la Région. La manifestation a ensuite pris la direction du Tribunal de Saint-Nazaire où des représentants des organisations Skoazell-Vreizh, Bretagne Réunie,
Emgann-MGI, Parti Breton et du comité de soutien aux inculpés de la Réunification ont pris la parole et un texte de soutien d’Alan Stivell a été lu. Après un passage dans les rues commerçantes du
« Paquebot », nous avons rejoint la mairie en criant les slogans « Pays de la Loire, pays Bidon, Loire-Atlantique, Pays Breton », « Réunification ! Non à la
Répression ! », et « Batteux, Batteux, Ici c’est la Bretagne ». En effet le départ de la manif devant la Mairie était un lieu symbolique, le maire
de Saint-Nazaire étant sans doute le seul maire de l’Univers à avoir été jusqu’à déployer deux drapeaux PdL ! (un ancien et un nouveau) au fronton de sa Mairie.
Nous appelons évidemment tous ceux qui le pourront à venir soutenir Hubert, Régis et Thomas, lors de leur procès au Tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire
le vendredi 23 novembre à partir de 14h. Nous rappelons qu'ils risquent jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euro d'amende.
Ci-dessous le texte d’Alan Stivell :
« Je soutiens tous ceux qui prennent sur leur temps, sur leur vie familiale, pour faire front contre les lois de Vichy encore en vigueur. Celles-ci sont une
honte pour les humains épris de justice et de respect.
Nantes et le Pays nantais feront toujours partie de la Bretagne, et ce n'est pas aux voleurs de dire le contraire, sauf si, un jour, ses habitants ou leurs représentants demandaient à se séparer,
dans toutes les règles démocratiques, en particulier d'information et de surveillance internationale.
Comme à tous les bretons, le pays nantais m'appartient et je n'ai pas l'intention de le céder.
Emañ Bro-an-Naoned e Breizh da viken! »
Alan Stivell
Depuis que la campagne pour soutenir les Inculpés de la Réunification a été lancé, plusieurs militants nous ont confié avoir gardé les « Paysdelaloire magazine » et d'autres
matériels de propagande PdL, dont ils ne savaient que faire. Le comité de soutien s'est donc vu offrir par des sympathisants une dizaine de kilos de matériel de propagande PdL.
Emgann-MGI soutien sans conditions Hubert, Régis et Thomas les trois inculpés de la Réunification, comme nous l'avions fait dés le lendemain de leur
arrestation.
Le pouvoir central et l'administration « paysdeloirienne » nous méprisent depuis plus de trente ans en refusant de donner une quelconque issue au débat sur la réunification territoriale bretonne, voulue par la majorité reconnue des bretons et des habitants du pays nantais particulièrement. Que la Région PdL se le dise il n'y aura jamais de relâche dans notre lutte pour notre reconnaissance territoriale, depuis trente ans des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues pour demander la Réunification, depuis trente ans les slogans « 44=BZH » recouvrent nos routes, depuis trente ans ce sont des dizaines de milliers d'euros de matériel de propagande qui ont été saccagés, des dizaines d'évènements de promotion des PdL ont été pertubés,… Il faut bien que M. Auxiette et ses acolytes se rendent compte que nous sommes encore prêts à continuer pour trente ans s'il le faut ! Pays Nantais = Pays Breton, Pays de Loire = Pays Bidon !
Nous signons évidemment le texte d'appel du comité de soutien. « L'action des trois militants arrêtes à la Baule dans la nuit du 19 au 20 avril, était purement symbolique et non-violente. Elle visait à remettre en cause un état de faits contraires aux principes démocratiques, à savoir la partition de la Bretagne ainsi que l'utilisation de l'argent publique par le Conseil régionale des « Pays de la Loire ». Nous apportons donc solennellement notre soutien à Hubert, Régis et Thomas, ceci afin de montrer que la société civile ne permettra pas que ces trois Bretons payent, sans que soit remis en cause la partition de la Bretagne et l'Institution régionale des « Pays de la Loire ». »
Nous appelons évidement le plus grand nombre à venir lors de la manifestation de soutien qui aura lieu le 10 novembre à 14h à Saint Nazaire, ainsi que le 23 novembre pour leur procès.
Dévissage de
plaques « Olivier-Guichard »
Bretagne Réunie appelle à la clémence du tribunal
Dans son vœu du 22 juin 2001 en faveur de la réunification de la Bretagne, le Conseil Général de la Loire-Atlantique considérait que « dans notre République, il est dangereux que les Pouvoirs Publics restent indéfiniment sourds, indifférents ou en décalage avec les aspirations des citoyens, au risque d'encourager d'infimes minorités ».
Or depuis 2001 les gouvernements successifs restent complètement sourds à une revendication soutenue par les deux-tiers des habitants de Loire-Atlantique. Quand la démocratie est en panne, faut-il s'étonner que des jeunes tentent de secouer un système politique bloqué?
Bretagne Réunie, qui mène le combat pour la réunification au grand jour, dans le respect de la légalité républicaine, souligne que l'action reprochée aux trois jeunes militants était symbolique. De plus ce dévissage de plaques de rue opéré à La Baule et Assérac (Loire-Atlantique) n'entraîne aucune dégradation.
Par conséquent Bretagne Réunie demande aux magistrats du tribunal de Saint-Nazaire d'user de la clémence lors du procès du 23 novembre en prenant aussi en compte la responsabilité des pouvoirs publics qui tardent à trouver une issue démocratique à la question de la réunification, alors que la loi permet la modification d'une limite régionale.
Le président
Jean-Yves Bourriau
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN